Du stress au travail au burn-out : symptômes, causes et prévention
- 24 janv. 2022
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Burnout et bore-out sont deux types d’épuisement professionnel. Des symptômes proches de la dépression.

Le stress au travail n’est pas nécessairement pathologique. Ponctuel, il peut constituer une réaction d’adaptation face à une contrainte, une échéance ou une charge importante. Mais lorsqu’il devient chronique et que les ressources de la personne ne permettent plus de faire face aux exigences professionnelles, il peut contribuer à une dégradation progressive de la santé psychologique.
Fatigue persistante, irritabilité, troubles du sommeil, difficultés de concentration, perte de motivation, sentiment de ne plus être efficace : certains signaux doivent alerter. L’épuisement professionnel, ou burn-out, ne survient généralement pas brutalement. Il s’installe progressivement dans un contexte où les contraintes professionnelles deviennent durablement supérieures aux ressources disponibles.
Comprendre les mécanismes du stress chronique, identifier les facteurs de risques psychosociaux et repérer précocement les signes d’épuisement sont donc des enjeux importants de prévention en entreprise.
Du stress chronique au burn-out
Le burn-out correspond à un phénomène d’épuisement associé au contexte professionnel. Il ne se résume pas à « avoir trop travaillé » : l’organisation du travail, la charge, le manque d’autonomie, les conflits de valeurs, les relations professionnelles difficiles, l’insécurité ou encore le manque de reconnaissance peuvent participer à son développement.
Le bore-out désigne quant à lui une situation d’épuisement associée notamment à une sous-charge durable, à l’ennui et à la perte de sens. Les mécanismes ne sont donc pas identiques, même si certaines conséquences psychologiques peuvent se rejoindre.
Quels sont les signes du burn-out ?
épuisement physique, psychologique ou émotionnel ;
fatigue persistante et difficultés de récupération ;
irritabilité et hypersensibilité ;
troubles du sommeil ou difficultés de concentration ;
prise de distance, détachement ou cynisme vis-à-vis du travail ;
sentiment de perte d’efficacité professionnelle ;
manifestations physiques : tensions, céphalées, douleurs ou autres plaintes somatiques ;
perte progressive de motivation et de sens.
Certains de ces symptômes peuvent également être présents dans la dépression, l’anxiété ou d’autres troubles. Leur présence ne permet donc pas, à elle seule, de poser un diagnostic. Une évaluation clinique peut être nécessaire lorsque les difficultés deviennent importantes ou persistantes.
Quels facteurs professionnels favorisent l’épuisement ?
La prévention du burn-out ne peut pas reposer uniquement sur la capacité du salarié à « mieux gérer son stress ». Elle suppose également de s’intéresser à l’environnement et à l’organisation du travail.Parmi les facteurs à examiner figurent notamment la charge et le rythme de travail, l’autonomie, la clarté des rôles, la reconnaissance, les relations professionnelles, les conflits, les exigences émotionnelles, l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle ou encore les conflits de valeurs.Identifier ces facteurs permet de déplacer la question de « comment rendre le salarié plus résistant ? » vers une approche plus globale : sur quoi pouvons-nous agir, individuellement et collectivement, pour prévenir l’épuisement ?
Quelle prise en charge face au burn-out ?
La prise en charge dépend de chaque situation et peut notamment comporter une évaluation psychologique, un travail de psychoéducation et différentes interventions cognitives, comportementales et émotionnelles.
Les TCC peuvent notamment travailler sur les pensées et croyances dysfonctionnelles, les ruminations, l’affirmation de soi, la résolution de problèmes, les stratégies de régulation émotionnelle ou encore la prévention de la rechute.
La relaxation, la cohérence cardiaque, l’activité physique et plus largement l’hygiène de vie peuvent également constituer des outils complémentaires. Mais la prise en charge individuelle ne doit pas faire oublier l’analyse des facteurs professionnels ayant participé à la situation.
La prise en charge se termine par une phase de synthèse et de prévention de la rechute.
Parmi les procédures généralement utiles en cas d’épuisement professionnel, nous pouvons citer :
L’apprentissage méthodique de la relaxation de façon à pouvoir rapidement diminuer la tension corporelle dans des situations stressantes ; dans notre pratique, nous privilégions les techniques de cohérence cardiaque ;
La modification des croyances dysfonctionnelles et l’assouplissement des schémas de pensée (par exemple remplacer le « je dois » par « il serait préférable de ») ;
Le développement du réflexe de la démarche de résolution de problèmes pour garder le contrôle de ses émotions et remplacer des réactions impulsives ;
L’apprentissage de la limitation des périodes de rumination mentales ;
Le développement de l’habilité à communiquer ; nous privilégions l’approche par la communication non violente (CNV) ;
Une meilleure assertivité, passant par l’affirmation de soi (apprendre à refuser certaines tâches, à demander de l’aide) ;
Une meilleure gestion du temps pour gagner en efficacité professionnelle ;
Une révision de son hygiène de vie.
Prévenir le burn-out autrement : apprendre en jouant
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