

Apprendre le consentement ne commence pas à l’adolescence. Dès l’enfance, il est possible d’aider un enfant à comprendre qu’il peut exprimer son accord ou son désaccord, reconnaître ce qui le met mal à l’aise et respecter les limites des autres.
En grandissant, les situations deviennent plus complexes : relations amicales, intimité, pression du groupe, premières relations affectives ou amoureuses.
Le jeu permet d’aborder ces questions à partir de situations concrètes, sans placer immédiatement l’enfant ou l’adolescent dans une conversation trop personnelle.
Avec Ninon Dit Non, Marcel & Compagnie propose deux versions adaptées au primaire et au secondaire.
Le consentement, qu’est-ce que c’est ?
Le consentement suppose de pouvoir exprimer librement son accord ou son désaccord et de pouvoir changer d’avis.
Parler du consentement avec un enfant ou un adolescent permet notamment de travailler autour de plusieurs compétences :
• reconnaître ce qui est acceptable ou non pour soi ;
• exprimer un accord ou un refus ;
• comprendre et respecter le refus de l’autre ;
• identifier certaines situations inconfortables ;
• résister à la pression ;
• demander de l’aide ;
• respecter les limites de chacun.
Il ne s’agit donc pas seulement d’apprendre à dire non, mais aussi à entendre le non de l’autre.
Pourquoi utiliser un jeu pour parler du consentement ?
Certaines situations sont difficiles à expliquer de manière abstraite.
À partir d’un personnage et d’une situation fictive, il devient plus facile de demander : Que pourrait faire Ninon ? Est-elle d’accord ? Comment peut-elle l’exprimer ? Que devrait faire l’autre personne ? À qui pourrait-elle en parler ?
L’enfant ou l’adolescent peut réfléchir, argumenter et envisager plusieurs réactions sans devoir commencer par raconter une expérience personnelle.
Le jeu devient ainsi un support pour développer l’affirmation de soi, la communication, le respect de l’autre et la capacité à demander de l’aide.
Quel jeu choisir selon l’âge ?
Apprendre à dire non, mais aussi à s’affirmer
S’affirmer ne signifie ni s’imposer ni entrer en conflit.
L’affirmation de soi consiste notamment à pouvoir exprimer ce que l’on pense, ce que l’on souhaite ou ne souhaite pas, tout en reconnaissant à l’autre le même droit.
Pour certains enfants, dire non peut être difficile par peur de déplaire, d’être rejeté ou de provoquer une réaction négative.
Travailler à partir de situations fictives permet d’expérimenter différentes manières de poser une limite, exprimer un besoin ou réagir à la pression des autres.
Consentement et prévention
Parler du consentement avant qu’une difficulté survienne permet de donner aux enfants et adolescents des repères qu’ils pourront mobiliser dans différentes situations.
Ils peuvent progressivement apprendre à reconnaître un inconfort, à écouter leurs limites, à respecter celles des autres et à identifier les adultes ou personnes de confiance vers lesquels se tourner lorsqu’une situation les inquiète.
Le jeu s’inscrit ici dans une démarche éducative et préventive. Il ne remplace évidemment pas les mesures de protection ou l’accompagnement nécessaires lorsqu’une situation préoccupante est révélée.
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Questions fréquentes sur Marcel & Compagnie
À quel âge peut-on commencer à parler du consentement ?
Le consentement peut être abordé progressivement dès l’enfance, avec des situations et un vocabulaire adaptés à l’âge. Il peut s’agir d’abord de comprendre ses propres limites, d’apprendre à exprimer son accord ou son refus et de respecter ceux des autres.
Comment expliquer le consentement à un enfant ?
Les situations concrètes sont souvent plus faciles à comprendre qu’une définition abstraite. On peut demander à l’enfant ce que souhaite un personnage, comment il peut exprimer son choix et ce que l’autre doit faire lorsqu’il entend un refus.
Comment apprendre à un enfant à dire non ?
L’enfant peut apprendre progressivement à identifier ce qu’il souhaite ou ne souhaite pas, à exprimer clairement son refus et à rechercher l’aide d’un adulte lorsqu’il ne se sent pas entendu ou respecté.
Pourquoi existe-t-il deux versions de Ninon Dit Non ?
Les situations rencontrées et les enjeux relationnels évoluent avec l’âge. Les versions primaire et secondaire permettent d’adapter les échanges au niveau de développement et aux situations susceptibles de concerner les enfants ou les adolescents.
Un jeu suffit-il pour apprendre le consentement ?
Non. Le jeu constitue un support de dialogue et d’apprentissage. Le consentement se construit également dans la vie quotidienne, à travers les relations, l’éducation et la manière dont les adultes respectent et font respecter les limites.




