

Téléphone, réseaux sociaux, jeux vidéo, mais aussi alcool, tabac ou autres conduites pouvant devenir problématiques : l’adolescence est une période où les jeunes expérimentent, recherchent de nouvelles sensations et gagnent progressivement en autonomie.
Tous les usages ne relèvent évidemment pas d’une addiction. L’enjeu est plutôt d’aider l’adolescent à réfléchir à ses habitudes, comprendre ce qui influence ses comportements et repérer lorsqu’un usage commence à prendre trop de place.
Le jeu permet d’aborder ces sujets sans commencer par une interdiction ou un discours moralisateur.
Usage, excès, dépendance : apprendre à réfléchir aux comportements
Le temps passé sur un écran ou la présence d’un comportement ne suffisent pas, à eux seuls, à déterminer l’existence d’une addiction.
Pour réfléchir à un usage, on peut notamment s’intéresser à :
• la place qu’il occupe dans la vie quotidienne ;
• la difficulté à s’arrêter ou à contrôler certains comportements ;
• ses conséquences sur le sommeil, l’école ou les relations ;
• les émotions associées ;
• les situations qui déclenchent ou renforcent l’usage ;
• la capacité à conserver d’autres activités ;
• les éventuelles prises de risque.
L’objectif est d’aider le jeune à développer son propre regard critique sur ses comportements.
Pourquoi utiliser le jeu pour parler des addictions ?
Les discussions autour des écrans ou des conduites à risque peuvent rapidement devenir conflictuelles : l’adulte conseille ou interdit, tandis que l’adolescent se défend ou minimise.
Le jeu permet de sortir temporairement de cette confrontation.
À partir d’une situation fictive, chacun peut réfléchir : Qu’est-ce qui pose problème ? Pourquoi le personnage agit-il ainsi ? Quelles peuvent être les conséquences ? À partir de quand faudrait-il s’inquiéter ? Que pourrait-il faire autrement ?
Le jeune peut ainsi développer sa capacité à analyser une situation, prendre une décision et envisager les conséquences de ses choix.
Noé Se Perd® : un jeu autour des addictions
Écrans et réseaux sociaux : sortir de la guerre du temps d’écran
Les échanges familiaux se concentrent souvent sur une question : « Combien de temps passes-tu sur ton téléphone ? »
Cette donnée peut être utile, mais elle ne dit pas tout.
Il est également intéressant de comprendre ce que le jeune fait avec les écrans, ce qu’il y recherche, ce qu’ils lui apportent et ce qu’ils peuvent parfois remplacer ou perturber.
Sommeil, relations, activités, scolarité, humeur ou capacité à interrompre l’usage permettent d’élargir la réflexion au-delà d’un simple nombre d’heures.
Prévenir sans culpabiliser
La prévention ne consiste pas uniquement à énumérer des dangers.
Elle vise également à développer la capacité du jeune à comprendre ses comportements, identifier les situations à risque, anticiper certaines conséquences et faire des choix plus éclairés.
Le dialogue peut aussi permettre à l’adolescent d’identifier les personnes et les ressources vers lesquelles se tourner lorsqu’il sent qu’il ne maîtrise plus suffisamment un comportement.
D’autres jeux selon les besoins de l’enfant
À la maison ou avec un professionnel
En famille, le jeu permet de créer un temps de discussion différent des échanges habituels autour des règles et des interdictions.
Dans un cadre éducatif ou de prévention, il permet de faire réfléchir collectivement aux comportements, aux risques et aux choix.
Avec un psychologue ou un professionnel, il peut constituer un support pour explorer la fonction de certains comportements et leurs conséquences.
Lorsqu’une consommation ou un comportement devient difficile à contrôler ou entraîne des conséquences importantes, un jeu ne remplace pas une évaluation et un accompagnement adaptés.
Questions fréquentes sur Marcel & Compagnie
Comment savoir si un adolescent utilise trop les écrans ?
Le temps d’écran n’est qu’un élément parmi d’autres. Il est également utile d’observer la place prise par l’usage et ses éventuelles conséquences sur le sommeil, les relations, la scolarité, les activités ou le bien-être.
Les jeux vidéo sont-ils forcément addictifs ?
Non. Jouer aux jeux vidéo ne signifie pas être dépendant. Il est important de distinguer un loisir, même très investi, d’un comportement qui devient difficile à contrôler et entraîne un retentissement significatif.
Comment parler des écrans sans entrer en conflit ?
Il peut être utile de partir des usages réels du jeune, de ce qu’ils lui apportent et de leurs éventuelles conséquences plutôt que de centrer toute la discussion sur une interdiction ou une durée.
Pourquoi parler des addictions avant qu’un problème apparaisse ?
La prévention permet au jeune de développer des repères, de réfléchir aux risques et de mieux identifier les situations dans lesquelles un comportement pourrait devenir problématique.
Noé Se Perd peut-il être utilisé par des professionnels ?
Oui. Il peut constituer un support d’échange dans différents contextes d’accompagnement, d’éducation ou de prévention.



